Des caches de bois de rose identifiées

dimanche 18 octobre 2009

La task force conduite par le ministère de l’Environnement, a découvert plusieurs rondins de bois de rose cachés sous le sable à Mananara.

La task force, conduite par le ministère de l’Environnement et des fôrets est sur tous les fronts. Après le gros coup de filet des 91 conteneurs de bois de rose saisis au port de Toamasina, elle continue à ratisser le terrain à la recherche de stocks illicites de bois précieux qui peuvent être cachés ici et là. L’étau se ressere de plus en plus sur les trafiquants et ceux qui ont dilapidé les forêts dans la partie nord du pays depuis quelques mois. Hier, c’était à Manambolosy, commune de Mananara nord que les militaires ont deterré plusieurs dizaines de rodins de bois de rose et de bois d’ébène, enfouis sous le sable de la plage. Visiblement, les marchandises attendaient leur enlèvement par un bateau qui devait accoster directement sur la plage. Ratissage du sous-sol « À cause de la traque qui devient de plus en plus forte, c’est une nouvelle méthode que les trafiquants utilisent pour cacher les bois qu’ils ont coupés, en attendant leur livraison. Leurs propriétaires ne sont pas connus, mais je pense que nous finirons par les coincer », avertit le colonel Serge Elliot, chef de mission de la task force, dans les régions Atsinanana et Analanjirofo. Les militaires envoyés sur place, ont effectué un véritable ratissage du sous sol de la plage,sur plusieurs kilomètres, à l’aide d’un outil spécial, avant d’arriver à ce résultat. Selon un des officiers ayant mené l’opération, ce coin où a été découvert la première cache était déjà suspecté, car il permet l’accostage d’un petit bateau durant la marée haute. Trois lots y ont été découverts mais d’autres trous déjà vidés ont été observés dans d’autres endroits. Des villages se trouvent non loin du lieu de la cache d’après les habitants que nous avons intérrogés. Ils ont tous nié être au courant de l’existence d’un tel trafic. « C’est un avertissement pour tous ceux qui oseront encore couper les bois de nos forêts malgré l’interdiction. Il est grand temps que les pillages cessent », lance un des militaires ayant participé à l’opération. En tout cas, un mois après sa création, le travail de la task force, chargé d’assainir le trafic de bois précieux dans le Nord et le parc Masoala porte déjà ses fruits. Pour Edelin Randrimiandrisoa, ministre de l’Environnement et des fôrets, qui est à la tête de cette structure qui regroupe sept ministères, il faut penser à la perénnisation de cet effort. Il lance un appel à tous les citoyens, les partenaires techniques et financiers de se donner la main pour contribuer à renforcer le peu de moyens mis à leur disposition.

Mahefa Rakotomalala Date : 17-10-2009